Auteur :
Islam Tazibt
lundi 28 mai 2018 08:36
Touché de plein fouet par une crise financière et administrative sans précédent, le Chabab de Belouizdad va droit dans le mur. Le club de Laâquiba, qui a déjà perdu son équipe dirigeante, est menacé d’un exode de joueurs dans les jours à venir. Joint par nos soins, l’ancien président belouizdadi, Réda Malek, s’est exprimé sur la situation du club cher à son cœur. Il dira : «Ce n’est pas à moi de trouver des solutions. Ceux qui ont été derrière mon départ et la venue de Mohamed Bouhafs, je parle de Chettouf et Kerbadj, doivent assumer. Par tous les moyens, on m’a poussé à céder mes actions gratuitement. J’ai subi toute sorte de pression et de menaces pour quitter le club».
« Je ne suis qu’un actionnaire symbolique, c’est au CSA de trouver des solutions »
Dans le même sens, le successeur de Gana à la tête du Chabab de Belouizdad a tenu à rappeler qu’avec sa seule action, il n’est qu’un actionnaire symbolique et que ce n’est pas à lui de trouver des solutions aux maux qui minent le CRB : «Ce n’est pas à moi de trouver des solutions. Le Club sportif amateur est là pour trouver des issues aux problèmes posés. Moi, je ne suis qu’un actionnaire symbolique. Et puis, avec ses 75% d’actions, le CSA est l’actionnaire majoritaire et il peut faire bouger les choses».
« Quand j’étais président, Chettouf parlait d’investisseurs, pourquoi ne vient-il pas à présent ? »
Le Chabab est devant une impasse. Excepté un retournement de situation, le club pourrait connaitre des départs massifs dans les jours à venir. Interrogé sur les solutions qui peuvent sauver le CRB, Réda Malek a répondu : «La solution ? Vous savez, quand j’étais président du CRB, Chettouf et plusieurs autres ne parlaient que de la venue d’un grand investisseur et exigeait l’ouverture du capital. Maintenant qu’il est à la tête du Club sportif amateur, pourquoi on n’a toujours pas ouvert le capital ? Où sont les investisseurs ?».
« Où est l’argent de la coupe ? Où sont les bilans ? »
Même si d’importantes rentrées d’argent ont été enregistrées, notamment suite à la consécration en Coupe d’Algérie, le Chabab de Belouizdad a connu une saison très difficile sur le plan financier. Les joueurs n’ont pas été payés depuis des mois. Et le club n’a pas déposé ses deux derniers bilans. Ce qui le prive des subventions du MJS et des droits TV. Des anomalies que relèvent Réda Malek : «La saison dernière était plutôt prospère, notamment avec toutes les retombées de la victoire en Coupe d’Algérie. Où est cet argent ? Pourquoi on n’a pas présenté les deux derniers bilans ? Vous savez, depuis mon départ, je n’ai cessé de solliciter la direction de Bouhafs pour une passation de consignes. Mes sollicitations sont restées sans réponse».
« A mon époque, le CRB avait des problèmes de riches »
Pour terminer, Réda Malek a tenu à faire le parallèle entre la période où il était président et le règne de Bouhafs : «Sincèrement, c’est malheureux de voir où on a trainé le CRB. Ça fait mal au cœur de voir le grand Chabab dans cette situation. Moi, j’ai tout fait pour le hisser le plus haut possible. A mon époque, on avait des problèmes de riches. Personne ne s’est plaint auprès du CRL, et ce, même si je n’ai pas gagné un titre et je n’ai pas enregistré d’importantes rentrées d’argent. Malgré ça, certains supporters, probablement manipulés, me critiquaient. Certains disaient même que les joueurs étaient trop gâtés».