Auteur :
H. R.
vendredi 23 janvier 2015 22:47
Le sélectionneur national, Christian Gourcuff, avait du mal à cacher sa déception suite à la défaite cruelle concédée hier par les Verts face au Ghana. Présent en conférence de presse à l’issue de ce match, l’ancien driver de Lorient a analysé le match en déclarant : «Qu’est-ce qui nous a manqué aujourd’hui (ndlr : hier) pour éviter la défaite face au Ghana ? Je dirais qu’il nous a manqué trente seconde seulement pour décrocher au moins le point du match nul. Si on fait l’analyse de cette rencontre, on s’est montrés plus cohérant que lors du match face à l’Afrique du Sud. Nous étions mieux organisés sur le terrain que face aux Sud-Africains, notamment sur le plan défensif où il y avait plus de solidité. Après, je pense que nous n’avons pas eu la capacité à gérer le rythme du match.»
«Nous étions plus cohérents que face à l’Afrique du Sud»
Les Verts ont tenu le point du match nul bon jusqu’au temps additionnel face aux Black Stars, avant d’encaisser un but fatal à la 90’+3 signé Asamoah Gyan. Le scénario était donc cruel pour l’EN comme l’a révélé Chrstian Gourcuff aux journalistes en conférence de presse. «Bien sûr que le scénario du match est cruel. C’est rageant de perdre un match dans ses ultimes minutes. Maintenant, il faudra tirer les enseignements de cette défaite et préparer la rencontre de mardi prochain face au Sénégal qui revêt une grande importance pour nous.»
«Deux paramètres ont influé négativement sur le rendement des joueurs»
Le sélectionneur national a évoqué deux paramètres qui ont influé, selon lui, négativement sur le rendement de l’EN hier soir face au Ghana, à savoir le mauvais état de la pelouse du Mongomo Stadium et les conditions climatiques. «Il y a deux paramètres très importants qui ont influé négativement sur le rendement de l’EN aujourd’hui (ndlr : hier) face au Ghana. Primo, le mauvais état de la pelouse du stade qui ne nous a pas permis d’accélérer le jeu de passe. On a eu du mal à nous adapter à cette pelouse. En voulant construire de derrière, on s’est mis à maintes reprises en difficultés. Secundo, les conditions climatiques qui nous ont beaucoup pénalisés. Il faut reconnaître qu’il nous était vraiment difficile de faire le jeu dans de telles conditions.»
«C’est vraiment cruel de perdre un match dans ses ultimes minutes»
Pour lui, il n’y a point de comparaison à faire sur le rendement de l’équipe entre la première rencontre face à l’Afrique du Sud et celle d’hier contre le Ghana. L’ancien coach de Lorient ajoutera : «Non, ce n’est plus le même match que celui disputé lundi dernier face à l’Afrique du Sud. Il ne faut pas oublier que nous avons affronté une solide équipe du Ghana. On peut regretter ce manque de vitesse par moment comme ce fut le cas lors de la dernière demi-heure du match face aux Bafana Bafana. Aujourd’hui, on n’a pas su gérer notre seconde période. Certes, on est restés cohérents, avant d’encaisser un but sur une action anodine.»
«Même avec un nul face au Ghana, nous aurions été contraints de battre le Sénégal pour arracher notre qualif’»
Désormais, l’EN n’aura d’autre choix que de s’imposer mardi prochain face au Sénégal pour se qualifier aux quarts de finale de la Coupe d’Afrique. Les Verts aborderont donc ce match sans calcul comme l’a expliqué le sélectionneur national. «Même avec un match nul aujourd’hui face au Ghana, nous aurions été dans l’obligation de gagner le dernier match contre le Sénégal pour espérer nous qualifier pour les quarts de finale de la CAN. On abordera cette rencontre face au Sénégal sans calcul et nous allons tout faire pour la remporter. On aura le temps de bien récupérer et préparer comme il se doit ce match très important pour nous.»
«J’espère que la pelouse du stade Malabo sera meilleure que celle de Mongomo»
Contrairement à ce qui avait été le cas lors des deux premiers matchs face à l’Afrique du Sud et au Ghana, les Verts ne joueront pas leur troisième match à Mongomo. En effet, la rencontre entre l’EN et le Sénégal aura lieu à Malabo. Le sélectionneur national, Christian Gourcuff, espère que les conditions à Malabo seront meilleures qu’à Mongomo. «Comme je vous l’ai déjà dit tout à l’heure, nous avons souffert de deux facteurs aujourd’hui (ndlr : hier) face au Ghana, la chaleur et le mauvais état de la pelouse. Maintenant, j’espère que les conditions seront différentes à Malabo. Je souhaite que le terrain permette un jeu fluide et rapide.»
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